lundi 17 juin 2013

Le complot international du miroir

Cette semaine, le défi du lundi de My-Beauty nous propose de parler d'un accessoire typiquement féminin… le miroir de poche.

Techniquement, j'ai une sainte horreur des miroirs parce que je suis très mal dans ma peau et pas très amie avec ce que j'y vois. Il m'arrive parfois, dans des cas extrêmes, d'accrocher un châle ou un gilet devant la glace de la salle de bains pour ne pas affronter mon reflet. C'est également une des raisons pour lesquelles je n'aime pas aller chez le coiffeur. On se voit partout, au point de ne plus savoir où poser les yeux. J'en ai causé à un ami il y a quelques semaines et, avec la philosophie et l'humour qui le caractérisent, il m'a parlé du "complot international du miroir" : si on n'aime pas se regarder dedans, c'est parce qu'ils  manigancent quelque coup tordu contre nous. Il faut alors agir comme avec un ennemi, de la façon la plus sage qui soit : ignorer la provocation.

Cela dit, aimant beaucoup les accessoires et autres petits objets, j'adore les miroirs de poche. Je dois en avoir quelques autres rangés quelque part, mais actuellement, je tourne avec ceux ci :


Il s'agit de miroirs sans fermoir, avec glace d'un côté et illustration de l'autre. On ne voit pas très bien l'image de celui du dessus et c'est sans doute mieux ainsi car le dessin est "not safe for work" comme disent nos amis anglo-saxons. Le fond est rose pâle et il représente un petit lapin adepte du bondage. Je l'ai acheté en 2011 à la Japan-Expo et c'est une création d'Usagi-Kira, une personne aussi charmante que talentueuse.

Mes deux autres miroirs ont été faits par une amie connue sur un forum, ma chère Pando-Vamp. Lancée récemment dans l'artisanat, elle fabrique, outre des petites glaces, des badges personnalisés et des carnets. Elle a ouvert un site ici. C'est une fille avec un très grand cœur et dont les créations sont d'excellente qualité, vous pouvez y aller les yeux fermés. Le premier miroir, à fond bleu clair et à petites fleurs, m'a tapé dans l'œil quand je l'ai vu en photo. Le second est décoré avec un papier imprimé café, il a été fait exprès pour moi à l'occasion de mon anniversaire il y a un mois et demi (envoie fleurs et câlins à la copine, je ne me remettrai jamais de tant de gentillesse).

Malgré mes rapports houleux d'une façon général avec tout ce qui peut refléter ma face, quelle est mon utilisation de ces petits miroirs ?

Celui d'Usagi-Kira est rangé. Je l'ai trimballé pendant près de deux ans et j'ai eu envie de changer. Il se trouve donc dans un tiroir du vieux meuble à bijoux de ma maman où je mets mes vernis et les produits de maquillage dont je ne me sers pas ou peu souvent.

Le miroir imprimé café se trouve dans une grosse boîte sur mon bureau (une boîte en bois qui a jadis contenu une bouteille de whisky) avec mes crayons et tout un tas de trucs comme des porte-clés, des échantillons de parfum, des boîtes de médocs, etc. Il est sur le dessus, je n'ai qu'à tendre le bras pour l'attraper en cas de besoin.

Le miroir bleu, enfin, fait son office de glace d'appoint. Il est rangé dans ce que j'appelle vulgairement et de façon informelle ma "trousse à pouffe". Une trousse à maquillage achetée deux euros au bazar chinois qui contient, outre le miroir, du baume pour les lèvres, un peu de crème pour les mains, une brosse à cheveux pliante, un tube de paracétamol et autres bricoles typiquement féminines. Je m'en sers surtout pour vérifier mes cheveux qui faisaient des épis quand ils étaient courts et qui, depuis qu'ils sont longs, se dressent sur ma tête à la Dragon-Ball. C'est également utile pour vérifier la présence ou non du bout de persil assassin entre deux incisives, du bouton farceur et, éventuellement mais c'est rare, remettre un peu de rouge.

Cela dit, pour peu que j'aie envie de vérifier ma trombine — et ça n'arrive pas souvent — je préfère quand j'en ai l'occasion les glace des salles de bains ou des toilettes… ou celle des ascenseurs.

Défi relevé ?

Namaste !

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